Miracle en Alabama

PENN Arthur
USA 1962
Genre : Drame psychologique
Ecriture cinématographique : fiction
Collège au cinéma 2003-2004
Crédits photo : Carlotta Films.
Miracle en Alabama

Synopsis

En Alabama, peu après la naissance de leur petite fille Helen, le capitaine et Mrs Keller apprennent qu’elle sera aveugle et sourde (donc pratiquement muette). La fillette se révélant, à dix ans, ingouvernable, le capitaine, qui voudrait la mettre dans une asile, cède à la demande de son épouse et accepte de faire venir une institutrice spécialisée d’un établissement de Boston.

Le Capitaine, homme d’ordre et de principes, est horrifié de découvrir que celle-ci, Annie Sullivan, est elle-même presque aveugle. D’emblée, après avoir tenté de commencer à lui enseigner l’alphabet des aveugles, Annie se heurte à l’hostilité d’Helen, quasi sauvage, sous le regard ironique du demi-frère (aîné) d’Helen, celui, inquiet, de Kate Keller et celui, furieux, du Capitaine. Helen réussit même à enfermer son institutrice dans sa chambre, à l’étage !

Au cours du repas, Annie comprend que la faiblesse des parents est un handicap pour faire accepter par Helen un minimum de principes et s’enferme seule avec elle dans la salle à manger pour l’obliger à manger selon les normes...

Mais Helen profitant de l’indulgence de la famille vite satisfaite des premiers acquis, Annie Sullivan obtient du Capitaine Keller, qui veut la renvoyer, de s’isoler quinze jours avec la fillette dans un pavillon de chasse, seulement aidé d’un jeune serviteur noir.

Tout en revoyant son propre passé d’aveugle dans un asile de Boston avec son frère handicapé moteur, mort à l’âge de huit ans, Annie obtient quelques résultats de la fillette en lui faisant assimiler l’alphabet des aveugles. Mais Helen apprend mécaniquement, sans comprendre la relation entre les mots qu’elle forme et les choses que désignent ces mots.

Heureux des progrès d’Helen qui peut désormais se tenir en société, les parents reprennent leur fille. Mais Annie Sullivan demeure insatisfaite, ce que confirme l’attitude d’Helen qui teste immédiatement la volonté réelle de ses parents. Annie refuse d’abandonner… C’est alors qu’un “miracle” se produit : Helen sort de son isolement et fait enfin le lien entre sa syllabe “eau” et le liquide qui s’écoule de la pompe dans la cour, entre le mot et la chose.