No man's land
TANOVIC Danis
France / Italie / Belgique 2001
Genre : Comédie Dramatique
Ecriture cinématographique : fiction
Lycéens au cinéma 2002-2003
Crédits photo :
Synopsis
1993. Guerre de Bosnie. En pleine nuit, à proximité de la ligne de front, une patrouille de soldats bosniaques se perd dans la brume. Au lever du jour, la troupe, prise sous le feu ennemi, est décimée. Un seul d’entre eux, Tchiki, survit en plongeant dans une tranchée providentielle creusée, entre les lignes de front serbe et bosniaque, dans le “no man’s land”.
Envoyés en reconnaissance, deux éclaireurs serbes arrivent à leur tour dans la tranchée qu’ils inspectent sans découvrir Tchiki caché au fond d’un abri. Se croyant en sécurité, ils piègent l’un des cadavres en le disposant sur une mine bondissante. Sur le point d’être découvert, Tchiki parvient à les surprendre, tue le plus âgé et fait la connaissance du second, Nino. Dans l’impossibilité de quitter la tranchée sans essuyer le feu nourri des belligérants, les voici face à face, armés tous les deux, obligés, le cœur empli de haine, de cohabiter. À la surprise générale, Tsera, le “cadavre” couché sur la mine, se réveille. Pour sortir de l’impasse, les deux camps font appel à la FORPRONU...
Exclusivement chargés de faciliter l’aide humanitaire, les Casques Bleus n’ont pas à intervenir dans ce type de situation comme ne cessent de le rappeler les gradés. Un sous-officier français décide d’enfreindre les ordres et se fait accompagner sur les lieux par la presse internationale. Les images commencent à envahir les écrans. Mis devant le fait accompli, le haut commandement fait appel à un démineur et se rend sur les lieux. Pendant que le démineur prend la mesure de son impuissance à sauver Tsera, Tchiki et Nino sont autorisés à sortir de la tranchée. Profitant d’un moment d’inattention des Casques Bleus, ils se tirent dessus et s’entretuent. Dans un ultime tour de passe-passe, le commandement fait croire à tous que l’opération de déminage est un succès, que Tsera vient d’être évacué d’urgence… Alors qu’il est purement et simplement abandonné à son sort.