Enfant sauvage (L')
TRUFFAUT FrançoisFrance 1970
Genre : Récit initiatique
Ecriture cinématographique : Fiction
Collège au cinéma 2004-2005
L’enfant sauvage de François Truffaut, 1969, pour les 6e et 5e : l’extrait pour comparer
Ce film m’a semblé être l’occasion de parler des intentions du réalisateur, d’aborder la question de la politique des auteurs via le montage.
Au 17e siècle, le Docteur Itard entreprend l’éducation d’un enfant sauvage.
- Visionnage d’une séquence de Chang de Merian C. Cooper et Ernest B. Schoedsack (mais aussi n’importe quel autre extrait fonctionnant sur cette idée de recomposition d’un espace imaginaire grâce au montage), pendant laquelle, par le truchement du montage, le spectateur a l’impression qu’un buffle se fait dévorer par un tigre.
- Demander aux élèves ce qu’il viennent de voir : un buffle dévoré par un tigre. Mais cette scène a-t-elle réellement eu lieu ? Pensent-ils que le buffle s’est vraiment fait dévorer ? Comment les réalisateurs ont-ils pu nous faire croire ça ? Je dégage l’idée d’artifice, de « tromperie » que peut porter le cinéma : on peut nous faire croire que…
- J’essaie de faire résumer en une phrase le sujet de L’enfant Sauvage : l’histoire d’un homme et d’un enfant qui vont apprendre au contact l’un de l’autre. Je demande à la classe si cette histoire ne leur évoque pas un autre film qu’ils ont tous vu et je cite Le Roi des masques de Wu Tian Ming.
- Visionnage d’une minute du Roi des masques (séq. 5, 00’32’42 - 00’33’45) puis d’une minute de L’enfant sauvage (séq.11, 00’50’33 - 00’51’28) d’une scène ayant le même contenu : un enfant qui apprend.
Avez-vous eu la sensation qu’un des deux extraits est passé plus rapidement que l’autre ? Pourquoi ? On essaie de dégager les différences entre les deux extraits (noir et blanc contre couleur, musique ou pas, et surtout : rythme)
- On compte le nombre de plans de chacun des extraits : 10 plans pour une minute dans Le Roi des masques, 1 plan unique pour la même durée dans L’enfant sauvage. Pourquoi les réalisateurs ont-ils fait ces choix ? Idée du temps réel, du plan séquence qui ne permet pas « la triche » chez Truffaut, contre l’idée de la manipulation du temps, du plaisir immédiat, de l’impact sur le spectateur recherché par Wu Tian Ming.
Cécile Vabre
